Ce que je n’avais pas compris avant mon voyage en Namibie

Route traversant un paysage désertique en Namibie

Avant de partir pour ce voyage en Namibie,  j’ai beaucoup lu, comparé, réfléchi pour anticiper au mieux ce road trip.

J’avais construit un itinéraire très précis.

Et pourtant, une fois sur place, certaines choses m’ont surpris.

Pas parce qu’elles étaient imprévisibles.
Mais parce qu’on ne peut pas vraiment les comprendre avant de les vivre.

Il y a toujours un décalage entre ce qu’on imagine… et ce que le terrain impose.

La poussière en Namibie

Je m’attendais à la poussière. Je l’avais tellement lu.

Mais pas à ce point-là.

Blanche ou grise, elle est omniprésente. Tenace.
Elle s’infiltre partout, s’accroche aux vêtements, aux sacs, à la peau.
Même et surtout  à l’intérieur du véhicule, malgré les précautions.

Elle devient presque une seconde peau.

Et au fond, il n’y a rien à faire.
Juste l’accepter comme faisant partie du voyage.

4x4 sur route désertique poussiéreuse en Namibie

Les distances et la route

Ce gros sujet pendant la préparation.

Calculer les étapes. Optimiser les temps de route.
Une vraie source de stress avant le départ.

Oui, les distances sont longues.

Mais sur place, ce n’est plus vraiment un sujet.

La route devient le voyage.
Les paysages changent sans cesse, la lumière aussi.
Parfois une ligne droite infinie, parfois une piste plus accidentée.
Et sans vraiment s’en rendre compte, les heures passent.

On parle beaucoup des distances comme d’un problème.
Moi, je les ai vécues comme une richesse.

Le plan doit rester cohérent, bien sûr.

Mais en Namibie, se déplacer fait partie de l’expérience.

(Pour ceux qui se posent la question du véhicule, je détaille mon retour complet dans cet article sur le 4×4 en Namibie.)

Par contre, la tôle ondulée…

C’est comme la poussière. On sait qu’elle sera là,
mais on ne comprend vraiment ce que c’est qu’une fois sur place.

Une vibration constante, parfois pendant des kilomètres.

Et là, oui, c’est fatiguant. Même usant.

Mais comme la poussière, impossible d’y échapper.

Piste de gravier traversant des collines dans le Damaraland en Namibie

Les repas en Namibie

Lors de la préparation du voyage, j’avais appris que l’on mangeait relativement bien en Namibie.

Alors oui, on mange bien. Très bien, même. En tout cas comme touriste.

Impossible d’oublier ce braai au sommet d’un rocher dominant les plaines du Damaraland, dans une lumière de fin de journée presque irréelle.

J’ai simplement été un peu surpris par l’occidentalisation de la cuisine proposée.

Chaque jour, nous avons mangé du gibier local, comme on l’appelle ici : antilope, oryx, koudou, entre autres.

C’était excellent.
Mais sans doute pas préparé comme les locaux le consomment réellement.

Cela n’enlève rien à la qualité des repas.

Mais je m’attendais à être un peu plus dépaysé aussi dans l’assiette.

Les pourboires

Évidemment, je savais qu’ils étaient monnaie courante en Namibie.

J’étais préparé à ça.
Et pourtant, j’ai été surpris par leur fréquence.

C’est simple, c’est tout le temps.
Ou presque. À chaque échange “commercial”, et ils sont nombreux pendant un voyage.

Du gardien de voiture au pompiste, du serveur au guide.

Un peu déstabilisé au départ, je me suis vite adapté.

Le geste devient naturel, presque automatique.

Finalement, j’ai vu cela comme une forme de participation à l’économie locale.

(J’ai détaillé l’ensemble des dépenses, pourboires compris, dans mon article sur le budget d’un voyage en Namibie.)

Les rencontres

Les Namibiens sont des gens sympathiques. C’est ce que l’on entend souvent au retour de voyage.

Je le confirme aussi.

Mais ce sont les Namibiennes qui m’ont le plus marqué, sans manquer de respect à ces messieurs.

À chaque interaction, j’ai ressenti beaucoup de gentillesse et de douceur.

Des moments jamais forcés. Toujours sincères et naturels.

Ça, je ne l’oublierai pas.

La pauvreté en Namibie

Aucune lecture, aucune anticipation ne prépare vraiment à y être confronté.

Je me doutais que j’allais la rencontrer.
Et je l’ai rencontrée.

J’ai vu que beaucoup de Namibiens vivent dans des maisons de tôle ondulée.
D’autres n’ont même pas cela.

Comme cette jeune Himba croisée en bord de route, dont le regard en disait plus que les mots.

Je ne sais pas vraiment quoi faire de cette expérience.

Si ce n’est comprendre, un tout petit peu mieux, le monde dans lequel on vit.

C’est peut-être aussi pour ça que l’on voyage.

Le vide, l’espace, l’immensité

Aucune lecture ne prépare vraiment à cela.

Chaque voyageur le vivra différemment, de manière intime.

Je ne m’attendais pas à ce choc.

Au début, la sensation est presque oppressante.
Puis la respiration se libère, et tout devient plus simple, plus fluide.

Des kilomètres sans croiser personne.
Juste la route, le vent, et le silence.

Il faut regarder ce vide.
Mais aussi l’écouter.

Il murmure, à sa manière, à chaque voyageur.

Je me croyais prêt à l’immensité de la Namibie.

Je ne l’étais pas.

J’avais peaufiné ce voyage au millimètre près.

(Pour ceux qui veulent voir concrètement ce parcours, je détaille l’itinéraire complet dans cet article.)


Tant de choses sont pourtant venues s’y greffer de manière inattendue.

Et pourtant, à refaire, je n’y changerais strictement rien.

Sauf une chose.

Être encore plus serein.

Laisser venir les choses.

Ça, je ne l’ai trouvé dans aucun livre.

 

 

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