Douze jours, 1 600 km, un Nissan X-Trail et un demi-tour à Wadi Ghul. Notre expérience de la conduite à Oman, entre routes tranquilles et pistes qui réservent quelques surprises.
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Au départ, la voiture n’était qu’une ligne dans le budget.
J’avais comparé plusieurs agences, réservé un Dacia 4×4 et réglé les détails pratiques. Je voulais pouvoir circuler librement, rejoindre les wadis, les montagnes et quelques hébergements un peu isolés. Restait une question : voiture classique ou 4×4 ?
Au final, nous avons parcouru 1 600 km en douze jours dans un Nissan X-Trail. Des routes impeccables, des pistes parfois impressionnantes et quelques moments où j’ai dû reconnaître les limites du véhicule. Les miennes aussi.
Mais avant d’en arriver là, il y a eu une petite scène à l’aéroport de Mascate.
Louer une voiture à Oman : un malentendu à l’aéroport
Il est cinq heures du matin. Le Dacia réservé n’est pas prêt. L’agence nous propose à la place un Nissan X-Trail, au même tarif. À la sortie du terminal, un représentant nous attend et nous aide à charger les bagages.
Je pense qu’il va nous conduire à l’agence. Isabelle et moi montons à l’arrière.
Son air étonné nous fait comprendre notre erreur. Le X-Trail, c’est notre voiture !
On en rit encore.
La remise est expéditive, avec peu d’explications. Mais le côté pratique est indéniable : à peine sortis de l’avion, nous sommes déjà au volant. Au retour, vers trois heures du matin, nous laissons simplement le véhicule devant le terminal des départs. Rien que pour cela, je relouerais volontiers chez le même loueur.
Notre location chez Mersad Car Rental
Pour douze jours, la location nous a coûté 320 OMR, soit environ 750 € au taux de conversion (octobre 2026) utilisé pour cette estimation, ou 62,50 € par jour.
Voici les principales conditions de notre contrat, en novembre 2025 :
- Véhicule : Nissan X-Trail, à la place du Dacia 4×4 réservé
- Kilométrage : 200 km par jour
- Paiement : espèces ou carte, avec 3 % de supplément par carte
- Caution : aucune
- Assurance : formule présentée comme « tous risques », avec une franchise de 150 OMR en cas de sinistre majeur
- Carburant : remettre le réservoir au même niveau que lors de la prise en charge du véhicule
- Retour : voiture à rendre non lavée
Ces conditions correspondent à notre expérience de novembre 2025. Elles peuvent avoir changé depuis.
Nous avons parcouru en moyenne 133 km par jour. Certaines journées ont été tranquilles, d’autres plus longues. Un rythme qui nous convenait, sans passer notre temps sur la route.
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Conduire à Oman : une agréable surprise
Je redoutais un peu la conduite à Mascate. Une capitale étrangère, ses habitudes, sa circulation : ce n’est pas toujours évident.
Finalement, rien de bien compliqué. Il y a davantage de circulation qu’ailleurs, mais nous n’avons pas trouvé la conduite particulièrement stressante. Une autre surprise nous attendait : la facilité à trouver une place de stationnement dans les quartiers visités.
Une fois sortis de la ville, la route devient vite agréable. Les grands axes sont en excellent état, la circulation plutôt tranquille et les paysages changent au fil des kilomètres. Autour de Mascate, les montagnes sont arides et sombres. Plus loin, le littoral accompagne parfois la route dans un calme surprenant.
On roule longtemps sans croiser grand monde. Le trajet fait partie de la découverte.

Les stations-service sont nombreuses sur les itinéraires que nous avons empruntés. Nous n’avons jamais eu à nous inquiéter de trouver du carburant. En novembre 2025, le litre d’essence coûtait autour de 0,60 €. De quoi circuler sans trop regarder la jauge ni le budget.
Quelques surprises, tout de même. Les ralentisseurs, d’abord : nous en avons rencontré beaucoup sur les routes empruntées, parfois discrets et souvent très cassants. J’en ai découvert plus d’un au dernier moment, avec un coup de frein brutal. Les bagages à l’arrière s’en souviennent encore.
Les radars sont nombreux eux aussi, alors que les limitations de vitesse ne sont pas toujours clairement indiquées.
Quant à la conduite de nuit, mon expérience se résume à quelques kilomètres à Mascate, à l’arrivée et avant le départ. Nous n’avons effectué aucun trajet de nuit entre deux étapes. Je ne peux donc pas vraiment me prononcer sur ce que cela représente sur les routes du pays.
Un 4×4 à Oman : pourquoi ce choix ?
Pour les villes et les grands axes goudronnés, une voiture classique peut suffire. Mais nous voulions découvrir les wadis, emprunter quelques pistes de montagne, rejoindre un camp dans le désert et des hébergements isolés.
Le budget nous a orientés vers un SUV 4×4 plutôt que vers un véritable tout-terrain, dont la location coûtait nettement plus cher.
Le Nissan X-Trail est spacieux et confortable. Au volant, il m’a moins convaincu : un peu lent, peu vif. Il fait le travail, sans plus.
Sur le goudron, aucun problème. Sur les pistes, tout dépend du terrain. Certaines se parcourent sans difficulté particulière. D’autres demandent davantage de prudence et rappellent vite qu’un SUV polyvalent n’est pas un véritable véhicule tout-terrain.
Jebel Akhdar : une route asphaltée, une piste poussiéreuse
La route qui monte vers le plateau est large, impeccablement asphaltée et assez raide par endroits. Rien qui ressemble à du tout-terrain. Pourtant, nous avions lu avant le départ que l’accès était réservé aux 4×4.
Au pied de la montée, nous apercevons les installations de la police et de nombreuses berlines garées sur le bas-côté. Nous n’avons pas eu à nous arrêter pour un contrôle. Le X-Trail poursuit la montée.

Sur le plateau, il faut encore rejoindre notre hébergement, The Suwgra. Là, changement de décor : une piste poussiéreuse qui nous a semblé nettement plus exigeante.
Deux situations pour un même secteur : une route asphaltée dont l’accès est réservé aux 4×4, puis une piste qui demande davantage d’attention.
Les pistes d’Oman : là où le voyage change
C’est en quittant le goudron que j’ai découvert une autre facette d’Oman.
Les pistes nous ont menés vers des gorges, des palmeraies et de petits villages que nous n’aurions pas vus depuis les grands axes. Certaines sont paisibles. On avance doucement, on regarde les maisons, les palmiers, la vie qui se déroule autour de nous.

D’autres demandent de la concentration. Les pentes sont raides, les pierres parfois nombreuses, et il n’est pas toujours facile de savoir ce qui nous attend après le prochain virage.
En novembre, nous avons rencontré relativement peu de circulation sur les routes des wadis. Quelques touristes, des habitants à l’approche des villages. Lors des croisements, les automobilistes locaux nous ont généralement paru courtois. Nous sommes après tout des visiteurs, sur des routes qui font partie de leur quotidien.
Nous avons aussi eu la chance de bénéficier d’un temps sec et ensoleillé pendant tout le séjour. Pas une goutte de pluie n’est venue compliquer nos déplacements.
Wadi Tiwi : deux ressentis pour une même route
Wadi Tiwi reste l’un de mes plus grands souvenirs de conduite. Une route spectaculaire, mais aussi un sacré exercice.

Les montées et les descentes sont très raides. Par endroits, les roues du X-Trail patinent. La route longe des ravins sans la moindre barrière. Dans les villages, les rues se resserrent. Avant les virages sans visibilité, les habitants klaxonnent pour signaler leur présence. On adopte vite le même réflexe.
Moi, je m’amuse.
Isabelle, elle, se cramponne à son siège et ferme parfois les yeux.
Deux vécus différents dans une même voiture, au même moment.
Notre hébergement, à l’entrée de la route qui mène à Wadi Tiwi, nous avait prévenus : certaines personnes pouvaient chercher à orienter les visiteurs vers des places de stationnement payantes. Nous y avons eu droit une seule fois pendant tout le séjour. Rien de plus.
Jebel Shams : de la poussière au silence
La montée vers Jebel Shams est déjà une expérience en soi. Je n’ai pas l’habitude de rouler sur des pistes de terre aussi sinueuses, avec autant de lacets et de fortes pentes. Le contraste avec nos routes belges est saisissant.
Nous suivons un convoi de 4×4 dans un épais nuage de poussière. Par moments, la visibilité est réduite.
Puis nous nous arrêtons, nous descendons de la voiture, et tout change. Après la poussière de la piste, le silence presque absolu. Seul le cri perçant d’un rapace qui plane au-dessus du canyon vient parfois le troubler.

Un véhicule classique aurait-il pu emprunter tout le parcours ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas spécialiste du tout-terrain et je préfère ne pas prétendre le contraire.
Ce jour-là, j’étais simplement heureux d’avoir un véhicule adapté.
Wahiba Sands : une première dans le sable
Pour rejoindre notre camp, au départ de Bidiyah, il faut suivre le 4×4 de notre hôte pendant une trentaine de minutes sur des pistes sablonneuses.
Je n’ai jamais conduit dans le sable. J’appréhende un peu.
Avant de partir, notre hôte dégonfle les pneus. Il me montre comment régler la voiture, m’explique les modes de transmission et l’antipatinage. Il m’indique aussi où regonfler une fois sortis du désert.
Puis il démarre, à un rythme assez soutenu. Je suis ses traces.
Pour un petit Belge qui n’a jamais conduit dans le sable, c’est une sacrée première. La Nissan se débrouille plutôt bien, même si elle a parfois tendance à glisser de gauche à droite.
Stressant, grisant, totalement différent de tout ce que je connais.

Wadi Ghul : le demi-tour
Je comptais rejoindre Al Nakhar, le village tout au fond de la gorge.
La piste est délicate. D’énormes cailloux à franchir, des passages d’eau à gué, aucune visibilité sur la suite du parcours. Nous n’en avons peut-être parcouru qu’un tiers lorsqu’arrive une descente abrupte à emprunter.
Isabelle et moi, on se regarde.
Le décor est grandiose. Les parois du canyon sont immenses.

Mais je commence à douter. Un peu de mes compétences, surtout de la voiture. Le X-Trail passe, mais les cailloux frappent le dessous de la caisse, avec un bruit qui rappelle celui d’une craie glissant sur un tableau. Je ne sais pas ce qui nous attend plus loin. Je n’ai pas envie d’abîmer la voiture de location ni de nous retrouver dans une situation difficile à gérer.
Je préfère m’arrêter là. Faire demi-tour.
Une piste est ce qu’elle est. À nous de décider de la parcourir ou non, et là, j’ai décidé que non. Je n’avais plus assez confiance dans le véhicule pour continuer sereinement et je n’avais pas envie de transformer une découverte en problème.
Avec le recul, je ne regrette pas cette décision.
Wadi Tiwi, Bani Khalid, Al Arbeen : tous les wadis ne se ressemblent pas
Ces trois routes nous ont laissé des impressions très différentes.
La route d’accès à Wadi Bani Khalid est goudronnée et très facile. Les cars touristiques y circulent sans difficulté. On est loin des sensations de Wadi Tiwi.

Wadi Al Arbeen nous a davantage donné le sentiment de sortir des itinéraires les plus fréquentés. L’accès nous a paru relativement facile et les paysages étaient splendides, presque hors du temps.

C’est ce que j’aime dans ces routes : cette touche d’aventure, la possibilité de découvrir des endroits qu’on n’aurait pas vus autrement. Mais je comprends que certaines pistes ne soient pas du goût de tout le monde. Quand la conduite aventureuse est une source de stress, le plaisir peut vite disparaître.
Google Maps à Oman : pas toujours fiable
Nous avions téléchargé les cartes hors ligne avant le départ et préparé plusieurs repères. Google Maps nous a été utile, mais bien moins qu’en Namibie, où l’application nous avait pourtant très bien guidés.
À Oman, certains repères étaient erronés ou mal placés. C’était notamment le cas de celui qui devait nous conduire vers Wadi Al Arbeen. Heureusement, notre préparation nous a permis de retrouver plusieurs hébergements et départs de pistes.
Nizwa : un parking dans le lit d’une rivière
À Nizwa, le grand parking de la ville est aménagé dans le lit d’une rivière.
À sec, rien d’étonnant. Mais ce lit peut se transformer en torrent lorsque les pluies arrivent. À Oman, certains cours d’eau sont habituellement secs, au point qu’on peut y circuler ou s’y garer.
Nous n’avons pas vécu cette situation nous-mêmes. Quelques semaines après notre retour, j’ai toutefois vu des images montrant un véritable torrent à l’endroit même où nous avions garé la voiture.
Cette étape à Nizwa m’a aussi fait comprendre certaines choses sur Oman, bien au-delà de ce que j’avais imaginé avant le départ. J’en parle dans Oman, ce que je n’ai compris qu’à Nizwa.
Alors, faut-il louer un 4×4 à Oman ?
Après douze jours et 1 600 km, je retiens surtout que tout dépend de l’itinéraire et du budget.
Pour les grands axes et les villes, une voiture classique peut suffire. Pour les pistes, les hébergements isolés et certains accès, un 4×4 apporte une liberté supplémentaire.
Notre X-Trail était un compromis. Il nous a menés presque partout. À Wadi Ghul, nous avons atteint ses limites, ou du moins celles que je ne voulais pas dépasser.
De ces 1 600 km, je garderai Wadi Tiwi, Isabelle cramponnée à son siège, les roues du X-Trail qui patinent et ce demi-tour à Wadi Ghul.
J’avais quelques craintes avant le départ. Elles ont progressivement laissé place au plaisir de circuler librement à travers le pays.
Notre envie de découvrir Oman sur des terrains variés nous a conduits à louer un 4×4. Si je devais revenir dans le Sultanat, je referais le même choix.
En toute transparence : j’utilise l’IA pour m’aider à structurer mes articles et à travailler leur formulation, à partir de mes notes et de mes souvenirs. Chaque texte est relu et corrigé par mes soins. Mais les voyages, les rencontres et les expériences racontés ici sont bien les nôtres. L’IA n’était pas dans le 4×4, et elle n’a pas fait les kilomètres à ma place.